• L’appel

    L’école publique est dans le collimateur des libéraux. Leurs politiques aux effets dévastateurs se traduisent immanquablement par des fermetures de classe, par le non remplacement d’enseignants, par des classes aux effectifs surchargés, par le manque de formation des professeurs…

    Au final, c’est l’Ecole de la République, laïque et gratuite qui est attaquée dans ses missions.

    Les enseignantes et les enseignants, parce qu’ils sont les garants de l’intérêt général, parce qu’ils sont ceux qui donnent aux enfants de notre pays les clés de l’émancipation individuelle et collective, sont dans la ligne de mire de la droite. Ils subissent au quotidien l’accroissement de leur charge mais aussi l’appauvrissement de leurs missions, la précarité galopante de leur métier, les attaques contre leur statut, le manque de considération pour leur action…

    Ça suffit comme ça !!!

    Nous refusons la marchandisation de l’éducation. Nous refusons la suppression de la carte scolaire ainsi que l’autonomie des établissements et son école à deux vitesses. Stop aux proviseurs-managers ! Ne comptez pas sur nous pour préparer les jeunes esprits à la société libérale de la précarité, du tous consommateurs et du chacun pour soi.

    Pour les enseignants que nous sommes, aucun doute possible : tous les élèves sont éducables !

    Nous refusons une éducation au rabais et les inégalités qu’elle serait incapable de corriger. Face à leur socle minimaliste et utilitariste, nous voulons imposer un haut niveau de culture commune pour toutes et tous. La démocratisation, ce ne doit plus être des mots mais des actes et une réalité. La mixité et l’émancipation sociales doivent être portées par des choix politiques clairs.

    L’enjeu, c’est la réussite de toutes et tous. Pas un jeune ne doit sortir du système éducatif sans qualification. Ce n’est pas un acte individuel que chacun doit poser. C’est la mission que le pays assigne à son Ecole. Et disons-le tout net : parce qu’enseigner est un métier qui s’apprend, seuls des enseignants qualifiés et formés peuvent y contribuer.

    Avec Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle, avec les candidat-e-s du Front de Gauche aux législatives, nous portons un projet global de société, de transformation sociale, écologique et démocratique. L’Ecole, en tant que pilier de la République sociale, y prend toute sa place. « Eduquer, Qualifier, Emanciper », telles sont les missions de l’école laïque et républicaine pour mener à bien le changement radical nécessaire.

    C’est avec vous que nous allons le construire.

    La révolution citoyenne passe par l’Ecole.

    Engageons-la ensemble !

    signer l’Appel


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  • Utiliser une citation au détour d’un discours permet de mettre en valeur ses références culturelles. C’est ce à quoi s’est employé François Hollande dans son discours du Bourget en disant « Je me permettrai de citer Shakespeare, qui rappelait cette loi pourtant universelle : " ils ont échoué parce qu'ils n'ont pas commencé par le rêve". »

     

    Bravo, formidable. Sauf que des spécialistes se sont plongés dans l’œuvre, et le journal anglais « The Telegraph » a vendu la mèche. Cette phrase est bien d’un nommé Shakespeare, mais pas William. Elle est de Nicholas Shakespeare, auteur anglais contemporain, qui la fait dire à un guérillero marxiste-léniniste du Sentier lumineux péruvien dans son roman « The vision of Elena Silves ».

     

    Si l’intention de F. Hollande était de réenchanter le rêve d'une politique plus juste pour tous, il aurait mieux fait de s'abstenir de citation, et de donner des réponses concrètes aux préoccupations sociales : la revalorisation du SMIC à 1700 euros, le rétablissement de la retraite à 60 ans etc.

     

    Pour trouver ces réponses, c’est vers le programme du Front de Gauche, « L’humain d’abord » qu'il faut regarder.

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  • 307123_2617153509717_1281490029_4791489_1055165274_n.jpg

    Pour François Hollande le scénario était simple. Il comptait sur l'anti-sarkozysme pour une alternance a minima qui lui éviterait de s'engager sur des mesures précises ni sur ses futures alliances. Hollande jouait au centre. Il est aujourd'hui débordé par le rejet grandissant des marchés et de la financiarisation, par un mouvement populaire où restent encore vivace la bataille pour la retraite à 60 ans et la victoire du NON au TCE. Il assiste médusé à l'irruption du Front de gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon. L'écho de la soudaine fenêtre médiatique dont nous avons disposé sur France 2 est confirmé et amplifié par des meeting remplis à craquer (encore 4.500 personnes à Besançon, un record dans cette ville), où se presse une foule nouvelle et enthousiaste. Tout ceci a déjà commencé à bouleverser la donne. À trois mois du vote, voilà maintenant François Hollande dans son meeting du Bourget obligé de désigner le monde de la finance comme son principal adversaire. Tant mieux !


    Évidemment nous ne sommes pas dupes ! « On ne combat pas la finance avec un pistolet à bouchon » a rappelé Jean-Luc Mélenchon à Besançon en pointant que la proposition socialiste de la création d'une tranche d'imposition supplémentaire à 45% était largement inférieure à ce qui avait été mis en place sous le gouvernement de droite de Jean-Pierre Raffarin.
    A nous de pousser l'avantage. Le débat que nous avons demandé il y a plusieurs mois et qui a été refusé à gauche par le candidat socialiste aura finalement lieu. Il s'imposera démultiplié. C'est sur les marchés, devant les portes des entreprises, en bas des cages d'escalier qu'il nous faut convaincre que notre peuple n'a rien à gagner à se résigner à l'austérité, qu'il y a besoin d'une majorité qui affronte les marchés et l'Europe de la finance. Cela repose d'abord sur la mobilisation populaire de tous ceux qui ont été mis à l'écart du système politique ces dernières années. Le système médiatique dominant les invite à trouver résidence politique chez Le Pen ? C'est le Front de Gauche qui est en train de gagner leurs cœurs.

    http://ber60.over-blog.com/


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  • Vous ne le connaissez pas? C'est pourtant lui qui contrôle le groupe FIMALAC (autrement dit la Financière Marc de Lacharrière). Oui, on n'est jamais si bien servi que par soi-même. Le groupe fait dans l'hôtellerie de luxe et les casinos (40% chez Lucien Barrière, 10% dans le casino municipal de Cannes, par exemple). FIMALAC détient aussi des participations dans des productions de spectacles (la liste des artistes reconnus serait trop longue à énumérer). Le groupe est aussi leader dans la gestion de salles spectacles et de sports (là aussi, la liste est longue). Bref, l'exercice 2010-2011 a "été très satisfaisant sur le plan des chiffres, avec un résultat net consolidé de + 35,7%", s'est félicité Marc Ladreit de Lacharrière dans la présentation de son rapport.

         Au passage, il s'est octroyé 2,8 millions d'euros de rémunération et 58 autres millions à titre de dividendes comme premier actionnaire du groupe. En effet, on est toujours jamais si bien servi que par soi-même.

         Marc Ladreit de Lacharrière est aussi administrateur de Casino, de L'Oréal et de Renault. il participe également au Conseil consultatif de la Banque de France. Comme quoi les deniers publics sont gérés par le capitalisme. Bon et alors, business is business et merde à la crise, me direz-vous.

     

         Oui, sauf que outre sa citoyenneté française, Marc de Lacharrière (pour les intimes) est aussi le big boss de l'agence de notation FITCH, juste derrière Standard & Poor's et Moody's. De ce fait, il contrôle autant les comptes de la Grèce ou de la France (ah, le traitre!) que la boule de la roulette ou le succès des vocalises d'un artiste. Si cela s'appelle diversifier ses activité, apparaissent surtout les liens tenus qui maillent le capitalisme. Et le pipeau entretenu autour de la valeur des agences de notation par les uns et par les autres!

     

         Ah, j'oubliais. Marc Ladreit de Lacharrière a été fait Grand croix dans l'ordre de la Légion d'honneur, le 31 décembre 2010, par décret du président de la République, avec qui il noue de fortes amitiés. Oui, avec Sarkozy qui voulait moraliser le capitalisme.

         Ne cherchez pas de morale à tout cela, il n'y en a pas. CQFD.

    Logo anticapitaliste

      Tête à claque sous un chapeau du même nom

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  • L'impôt, un levier pour une autre politique ?

    Le débat sur la fiscalité s'empare de la présidentielle. Si les programmes à gauche demeurent encore flous, les pistes avancées posent la nécessité d'une remise à plat d'un système devenu totalement injuste et inefficace.


    TVA sociale, quotient familial, le débat sur la fiscalité s'installe dans la présidentielle. Sous couvert de délester les entreprises de leurs « charges » et conforter son électorat, le président sortant ressort sa charge de 2007 envers les ménages.

    Une réforme de plus dans la lignée des dix années d'une politique fiscale anéantissant le principe de la Déclaration des droits de l'homme selon lequel chacun contribue « à raison de ses facultés ». 370 euros par mois et par adulte: le montant de la feuille des taxes sur la consommation soldée par les Français pour un total de 220 milliards d'euros, selon les chiffres de Thomas Piketty. La seule TVA rapporte plus de 130 milliards d'euros, soit légèrement plus de la moitié des recettes fiscales. La part des revenus des ménages prélevée par la TVA est proportionnellement plus importante pour les familles populaires que pour les hauts revenus. L'effort est d'autant plus important pour ses ménages qui, n'ayant pas la possibilité d'épargner, consomment souvent l'intégralité de leurs revenus. Chaque hausse entraîne un fléchissement du pouvoir d'achat d'un nombre de plus en plus conséquent de citoyens, freinant leur consommation et in fine la croissance. Les chiffres pleuvent sur l'injustice fiscale du système.

    Les 352 ménages les plus riches de France, qui gagnaient au minimum 4,229 millions d'euros en 2009, se sont vu appliquer un taux d'imposition sur le revenu de seulement 15 %, explique le Conseil des prélèvements obligatoires dans son rapport 2011. Au fil des réformes, l'impôt sur le revenu est devenu un panier percé qui bénéficie aux revenus financiers, beaucoup moins taxés, et aux ménages les plus aisés. En ponctionnant toujours plus le travail et en faisant la part belle aux revenus du capital. Et que dire de l'impôt sur les sociétés qui, en toute légalité, laisse les entreprises du CAC 40 taxées à 8 % contre 39,5 % pour les petites et moyennes entreprises ?

    Pas besoin de multiplier les exemples pour  démontrer que les caisses de l'État sont remplies d'injustices sans aucune efficacité économique.


    Un défi pour la gauche qui ne doit pas être timorée en matière de programme fiscal. Dette et croissance en berne, la fiscalité reprend des lettres de noblesse et les programmes s'attardent sur cette question. C'est sous le prisme de la justice que François Hollande, candidat du Parti socialiste, a fait une sortie fustigeant le quotient familial pour développer les pistes d'une réforme floue se détachant à la marge du programme socialiste. Alors que son parti avait, avant la primaire, fait le choix de la création d'un impôt unique résultat d'une fusion entre CSG (contribution sociale généralisée) et de l'impôt sur le revenu (IR), François Hollande parle d'un rapprochement entre les deux instruments fiscaux « permettant de rapprocher les bases taxables des deux prélèvements ».

    Un rétropédalage qui tient compte des rencontres avec les partenaires sociaux, durant lesquelles les syndicats ont montré leur opposition au projet de fusion, craignant une érosion pour les financements de la protection sociale. La candidate d'Europe Écologie-les Verts, Eva Joly, reprend à son compte la fusion entre la CSG et TIR.


    Le Front de gauche trace une voix plus radicale avec sa proposition d'une taxation à 100 % de l'intégralité des revenus au-delà de vingt fois le salaire médian, touchant ainsi ceux qui gagnent plus de 360000 euros annuels, soit plus de 30000 euros mensuels.

    A laquelle s'ajouterait la création de neuf nouvelles tranches progressives au-delà du taux supérieur actuel de 40 % et se poursuivant jusqu'à 100 %. Au total, l'IR disposerait de quatorze tranches, comme c'était le cas en 1981.


    Des convergences apparaissent toutefois au sein de la gauche. L’impôt sur les sociétés serait ainsi modulé, dans les programmes de Jean-Luc Mélenchon et de François Hollande, en fonction de critères. Le Front de gauche portant ceux de la qualité de l'emploi, de l'environnement et des investissements productifs, « afin de rétablir une égalité sur les sociétés » mais aussi pour « dé financiariser l'économie ». À l'appui de cet objectif, une taxe des revenus et des actifs financiers verrait le jour. Les niches fiscales et sociales seraient au cœur du chantier. « Nous mettons fin aux exonérations de cotisations sociales patronales et aux niches fiscales qui profitent aux hauts revenus et aux grandes entreprises ». peut-on ainsi lire dans le livre programme du Front de gauche. Le PS émettant quelques nuances en proposant de « supprimer une bonne part des niches fiscales » qui n'ont aucun objectif économique, et de «moduler l'impôt sur les sociétés selon que le bénéfice est distribué au travail » ou non.

     
    Le produit de la CSG s'est élevé en 2008 à 84,328 milliards d'euros, ce qui en fait le premier impôt direct en France devant l'impôt sur le revenu (IR). Elle représente environ 18 % des ressources de la Sécurité sociale. Les trois quarts du produit de la CSG sont issus des revenus d'activité. 

    La CRDS (contribution pour le remboursement de la dette sociale) a été créée en 1996 par la réforme Juppé. Son taux est de 0,5 %. Elle s'applique à l'ensemble des revenus d'activité et de remplacement, du patrimoine et des placements, ainsi que sur la vente de métaux précieux et aux gains de jeux de hasard.

    Nous rétablirons une fiscalité réellement progressive

    Pour le Front de gauche, la réforme de la fiscalité est un levier décisif pour une « réorientation radicale de la politique économique ».

    Pour le Front de gauche, la réforme de la fiscalité n'est pas qu'un instrument pour rétablir une justice sociale fortement mise à mal par les années du mandat de Nicolas Sarkozy à l'Elysée : elle est surtout un levier décisif pour une « réorientation radicale de la politique économique ». « Nous rétablirons une fiscalité qui redonne toute sa place à un impôt sur le revenu réellement progressif explique le programme du Front de gauche intitulé l'Humain d'abord. Nous mettrons fin au démantèlement de la fiscalité du patrimoine engagé par le gouvernement actuel, nous supprimerons le bouclier fiscal et nous augmenterons le rendement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Une loi anti-évasion fiscale permettra l'imposition des revenus des Français à l'étranger. Loin de toute fusion entre la CSG et l'impôt sur le revenu, nous mettrons en place une nouvelle cotisation sociale sur les revenus financiers » afin de financer les retraites et « d'aller vers la suppression de la CSG et l'extinction de toute fiscalisation de la protection sociale ».


    A ce titre, le programme détaille les grands axes par lesquels se fera la mise en œuvre d'une profonde refonte de la fiscalité si le Front de gauche arrive au pouvoir :


    «Aller vers la suppression de la CSG et l'extinction de toute fiscalisation de la protection sociale. »

    « suppression du bouclier fiscal, augmentation de l'ISF et de l'impôt sur les revenus du capital, taxation des revenus financiers des entreprises, mise en place du principe de modulation de l'impôt sur les sociétés et du taux des cotisations sociales patronales en fonction des objectifs d'emploi, de formation et de salaires de l'entreprise, suppression des exonérations de cotisations patronales qui ont montré leur inefficacité »font partie des priorités immédiates du Front de gauche.


    Plus loin, le programme précise les mesures envisagées, notamment dans le domaine de la fiscalité des entreprises : « Nous modulerons l'impôt sur les sociétés et le taux des cotisations sociales afin d'inciter les entreprises à développer la valeur ajoutée, les formations, les salaires et l'emploi, en pénalisant les entreprises qui délocalisent, développent leurs placements financiers ou se servent des nouvelles technologies pour supprimer des emplois et dégrader les conditions de travail. »

    A la place des « fonds aujourd'hui gaspillés dans les cadeaux fiscaux et sociaux aux entreprises », le Front de gauche propose de les réutiliser par la mise en place de « fonds régionaux et d'un fonds national pour l'emploi et la formation »qui pourront « se servir des moyens d'intervention publique à leur disposition », tels que des « bonifications d'intérêts » ou des « garanties d'emprunts ».

    Toutes les aides auront désormais "une contrepartie sociale et environnementale contraignante », précise encore le programme. « Nous en finirons avec les 30 milliards d'euros annuels d'exonérations de cotisations sociales et patronales », poursuit-il. Autre mesure envisagée: l'instauration, par la fiscalité, d'un « revenu maximum fixé à 360000 euros par an », équivalent à 20 fois le salaire médian.

    Concernant le financement des services publics, le Front de gauche prévoit d'avoir recours à une « fiscalité juste et redistributrice ». passant notamment par la « taxation des revenus et des actifs financiers ». L'objectif écologique de cette réforme de la fiscalité n'est pas oublié, avec des « prélèvements nationaux concertés sur les réimportations en Europe de productions délocalisées », une « taxe kilométrique » pour « réduire les transports de marchandises évitables ». Le produit sera alloué à un « Fonds pour le co-développement pour des politiques de développement social et environnemental ».

    Un trou de 500 milliards depuis 2007


    À coups de cadeaux aux entreprises et aux plus riches, Nicolas Sarkozy aura fait exploser la dette de 1211 milliards en 2007 à 1688 milliards en 2011.

    Dès sa première mesure, Nicolas Sarkozy aura donné la mesure de sa politique fiscale. Le bouclier fiscal, symbole de l'injustice suprême, renforcé en 2007, aura permis aux grandes fortunes de bénéficier de chèques vertigineux comme le célèbre 32 millions d'euros versé à Liliane Bettencourt en 2010. Un scandale qui, en pleine crise de la dette, a poussé le chef de l'Etat à supprimer la mesure mais pour le remplacer par un cadeau encore plus grand. En 2011, de 500 millions d'euros perçus au titre du bouclier fiscal, les hauts revenus ont bénéficié d'un allégement de 2 milliards d'euros sur leur impôt de solidarité sur la fortune (ISF). A l'inverse, pour l'effort national, les ménages modestes se voyaient mis à contribution dans les différents plans de rigueur, au travers des différents relèvements de taxe à la consommation, appliqués aux boissons sucrées, au tabac ou aux produits culturels pour ne citer qu'eux... Auxquels il faut ajouter la quinzaine de taxes créées entre mai 2007 et septembre 2008 pour des recettes supplémentaires avoisinant les 10 milliards d'euros. Parmi les plus connues: les franchises médicales, les éco-taxes, la taxe sur les revenus du capital, destinée au financement du RSA, etc.


    Le choc fiscal aura aussi soigné les entreprises, et particulièrement les plus profitables. Les heures supplémentaires défiscalisées mises en place en 2007 auront créé un manque à gagner de 4,5 milliards d'euros par an pour l'État, avec un gain pour les salariés très limité de 500 euros par an pour 9,2 sur 23 millions de salariés. Sans compter que les études économiques estiment que ce dispositif a été préjudiciable à l'emploi. Dans cette logique, le système d'incitation du crédit impôt recherche (CIR) a été multiplié par trois pour un total de 4 milliards d'euros. Or force est de constater que le CIR n'a pas changé la donne en matière de recherche et développement. D'autant que les principaux bénéficiaires sont les grandes entreprises, qui effectuent déjà des dépenses de R & D. Pour ces groupes, pointait la Cour des comptes en 2009, la réforme du CIR équivaut tout bonnement à une baisse « déguisée du taux normal de l'impôt sur les sociétés de l'ordre de 2à3points ». Tout cela sans oublier la suppression de la taxe professionnelle. Au total, Nicolas Sarkozy aura creusé les finances publiques de 500 milliards d'euros en faisant exploser la dette de 1211 milliards en 2007 à 1 688 milliards au troisième trimestre 2011.

    Une hausse de la dette qui pour les deux tiers n'est pas imputable à la crise, note la Cour des comptes dans un rapport.

     

     

     

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