• Réforme des collectivités - Finances

    Les collectivités territoriales sont préoccupées par leur avenir et celui des populations. Avec les outils d'aujourd'hui, elles tentent d'imaginer le futur de nos territoires : développement économique, aménagement foncier, habitat, services publics, transports, numérique...


    Sous l'effet des réformes territoriales, les compétences sont transférées de communes à communautés d'agglomération : eau, petite enfance, Programme Local d'Urbanisme... et les préfets ont présenté aux commissions départementales de coopération intercommunales leur vision étatique du territoire : extension des intercommunalités, fusion, obligation d'adhésion. Partout, un même leitmotiv : concentration des lieux de décisions, réduction des dépenses publiques.


    L'ensemble des réformes territoriales votées en 2010 visent à réduire le nombre de collectivités territoriales, à éloigner les lieux de décisions du citoyen, à porter atteinte à la démocratie de proximité et au rôle des élus.
    Elles visent à appliquer la rigueur de la Révision Générale des Politiques Publiques aux services publics locaux, en réduisant le nombre des personnels territoriaux, ceci au profit dû développement de services privés.


    Un rôle fondamental dans la vie quotidienne


    Les services publics mis en œuvre par les collectivités territoriales jouent un rôle fondamental pour répondre aux besoins des habitants. Ils interviennent pour tous et dans tous les domaines de la vie quotidienne : transports, santé, scolarité, sport, culture. Nous considérons ces services publics comme nécessaires à la vie sociale, utiles à l'intérêt général, générateurs de justice sociale, et également essentiels à l'économie. Ils constituent un rempart à la crise sociale actuelle.


    Accusées d'être responsable des déficits publics - alors que les transferts de compétences se sont succédé sans compensation financière suffisante, et sans considération pour leur rôle prépondérant dans l'investissement public -, les collectivités territoriales sont mises au pain sec et à l'eau par le gouvernement.


    En privant les collectivités de fiscalité propre, en supprimant la taxe professionnelle, en gelant pour 3 ans les dotations de l'État et en réduisant l'emploi public par la RGPP, ce gouvernement de Droite pousse les élus locaux à réduire les prestations sociales et à les confier au secteur privé, les abandonnant ainsi à une logique de profit.


    Au moment où il faudrait soutenir les collectivités financièrement, le gouvernement préfère mettre les territoires et les hommes en concurrence.


    Cette cure d'austérité imposée oblige désormais un grand nombre de collectivités à augmenter des impôts qui pèsent directement sur les ménages ou à renoncer à des engagements forts pour lesquels les élus ont été mandatés.


    En Bourgogne, ce sont 5,1 millions d'euros de manque à gagner pour le budget de notre collectivité régionale en Z012.


    À la faveur de la crise financière et économique qui mène des pays européens à la faillite, cette logique d'une intégration capitaliste encore plus poussée a conduit les dirigeants franco-allemands à faire adopter le "pacte pour l'euro plus" par le conseil européen en mars 2011, renforcé tout récemment par l'accord de Bruxelles. Les principales recettes de ces plans, nous les connaissons bien ; elles sévissent déjà : comprimer les salaires et mettre en concurrence les salariés des pays européens, allonger l'âge de la retraite, casser les services publics et niveler par le bas les prestations sociales, imposer des plans d'austérité aux pays qui ont recours à l'Union Européenne, la Banque centrale Européenne et le FMI. Et afin de museler toute résistance nationale, la commission européenne aurait droit de regard et de contrôle sur les budgets nationaux. C'est un coup d'État contre la démocratie, un pacte contre l'Europe sociale.


    Cependant, d'autres visions prennent corps, d'autres aspirations de la société civile se font entendre.


    Le 25 septembre, un événement exceptionnel s'est produit : le Sénat a basculé à Gauche pour la première fois dans l'histoire de la cinquième république. Depuis, deux nouvelles lois remettant en cause la réforme des collectivités ont été adoptées : le report d'adoption des schémas d'intercommunalités et la suppression des "conseillers territoriaux" censés fondre en un seul élu le conseiller général et le conseiller régional.


    Dans les différents schémas que nous élaborons localement, l'attractivité de nos territoires se définit plus par la qualité de la vie, par la coopération, par la complémentarité d'un développement économique intelligemment réparti entre ville et campagne, que par la compétitivité exacerbée entre territoires. Il monte de la population une volonté d'être entendue sur les sujets fondamentaux. Un véritable rapprochement des citoyens et des pouvoirs locaux par une démocratie de proximité, des services publics sous maîtrise publique, impliquant les citoyens par des conseils dédiés ; cela doit devenir, au-delà d'un des enjeux de la gestion des territoires, un droit fondamental à mettre en œuvre dans tous les espaces de la vie : de la cité jusqu'à l'entreprise.


    Cest pourquoi il est fondamental que les Bourguignons connaissent et appréhendent les conditions locales, nationales et européennes, dans lesquelles la Région agit. À défaut, nous serons tenus pour responsables, bien au-delà de nos propres choix, des difficultés que nos concitoyens vivent au quotidien.


    Construire un vrai pacte de progrès


    Cela appelle de notre part, non seulement de mener les batailles politiques nécessaires face à un gouvernement qui sacrifie ses territoires sur l'autel du capital et de la rentabilité, mais également de dégager des perspectives porteuses d'espoir. Cela suppose, contrairement au pacte euro plus, de construire un véritable pacte de progrès humain, social et écologique.


    Nous ne pourrons alors pas faire l'économie de remettre en cause la toute puissance des marchés financiers et de les soumettre à la régulation et au contrôle social, ni non plus faire l'économie d'agir pour réduire le taux de profit du capital et en taxer les mouvements afin que l'argent soit destiné à l'intérêt général plutôt qu'à l'intérêt de quelques particuliers.


    Ces propositions relèvent d'une autre conception de la société où l'homme, au lieu du profit, est au centre des préoccupations et des projets. Le programme du Front de Gauche (dont le Parti Communiste est partie prenante) pour 2012, affiche clairement cette conception : « l'Humain d'abord. » Notre groupe communiste porte ces espoirs et ces engagements au sein de la majorité du Conseil Régional de Bourgogne.


    Nathalie VERMOREL-DE ALMEIDA
    Présidente du Croupe Communiste


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  • Après la votation, poursuivre la lutte
    pour une RCEA sûre, publique, gratuite !

    Le PC appelle à la lutte pour la RCEA

    Le 28 juin dernier le gouvernement, par la voix de Nathalie Kosciusko-Morizet, annonçait la mise en concession autoroutière de la RCEA.
    C'était tenir pour quantité négligeable la population, les élus, les associations, les partis politiques,


    les syndicats qui s'étaient exprimés massivement en faveur d'une route nationale à 2 x 2 voies, publique donc gratuite. C'était faire fi des milliers de pétitions recueillies par l'association de défense de la RCEA, des manifestations, des réunions publiques particulièrement suivies tenues à l'initiative de cette association ou à celle du collectif des usagers et salariés de la RCEA. C'était ignorer les apports très riches du débat de la Commission Particulière du Débat Public (participation
    très importante aux réunions, contributions écrites, délibérations, avis, voeux, cahiers d'acteurs...).


    Les communistes se félicitent que toutes ces forces n'aient pas renoncé à ce que la RCEA reste dans le service public.


    Déjà 24 000citoyens ont pris part à la votation citoyenne. Cependant la votation ne suffira pas à obtenir une RCEA sûre, publique et gratuite. Une mobilisation  dans la durée concernant l'existence d'une structure d'aménagement et de réalisation 100% publique, et l'accès à un crédit garanti par l'Etat à un taux inférieur à celui annoncé (entre 4,5 et 5,2 %)  est indispensable.


    Simultanément la population doit se mobiliser pour le développement des transports en commun entre Moulins et Mâcon et entre Paray le Monial et Chalon sur Saône et pour le développement du fret ferroviaire avec la mise en place rapide de la Voie Ferrée Centre Europe Atlantique.


    Ce maillage de la Saône et Loire combinant différents types de déplacement est une garantie de développement économique et écologique.

    Pour le Conseil Départemental du PCF 71,
    Nathalie Vermorel De Almeida


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  • MISE EN CONCURRENCE DES T.E.R.

     

    MISE EN CONCURRENCE DES T.E.R.

     

                      Une nouvelle attaque va être portée contre la S.N.C.F. contre les cheminots, contre les usagers utilisateurs des Trains Express Régionaux, contre les services publics avec l'ouverture prochaine de la mise en concurrence des T.E.R.

     

                      Voulue par l'Europe de BRUXELLES, relayée sans états d'âme par la politique ultralibérale du gouvernement de Mr SARKOSY toute aux ordres du patronnat et des intérêts financiers  c'est un des ultime coup porté à la S.N.C.F: Société nationalisée en 1937 afin d'assurer une mission de service public pour l'intérêt général du pays.

     

                       Au 1er Janvier, des régions volontaires pourront  s'inscrire dans cette démarche. Des trains aux logos "Fontaimpe ou Régie Transports de Saône et Loire ou autres circuleront ils entre PARAY et DIJON, ou PARAY et LYON?

     

                      Le député-maire Mr Nesmes et son collistier  Mr Gordat après avoir  hier revètu les habits du docteur DIAFOIRUS en relayant sans états d'âme la politique de purge et de démantèlelement de la S.N.C.F. décidée par  la droite ultralibérale de Mr SARKOSY versent aujourd'hui des larmes de crocodile sur le sort et l'état de la ligne entre PARAY et LYON.  Déjà en 1995 ce fossoyeur de basses oeuvres exprimait son profond mépris à l'égard de la S.N.C.F. et des cheminots en luttes pour sauvegarder leur outil de travail et le service public, déjà Mr NESMES clamait qu'il s'engagerait pour le tout routier, l'avenir lui à donné raison, aujourd'hui il met tout son zèle pour la construction de la R.C.E.A. avec concession aux intérèts privés et donc payante. 

     

                      Les communistes, le Front de gauche  condamnent cette politique de destruction massive des services publics et mettront tout en oeuvre afin que les usagers des T.E.R. restent des usagers et non des clients.  En ce sens ils font la proposition politique  de l'effacement de la dette de Réseau Ferré de France afin que l'étoile ferroviaire de PARAY ne soit pas voué à l'abandon, mais mise à niveau et modernisée par un financement d'état afin que les habitants  de la région charolaise aient le droit de pouvoir prendre le train en toute sécurité et ce à des tarifs abordables : c'est un des problèmes que les candidats du Front de Gauche pourront aborder lors de la réunion publique qui aura lieu le Samedi 3 décembre 2011 à 10H00, place du Champs de Foire à CHAUFFAILLES. L'argent existe : Il y a deux ans en une semaine l'état à renflouer le système bancaire, il faut faire des choix : soit la loi du fric soit l'HUMAIN D'ABORD. 

    http://www.pcf71-ducharolais.com/


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  • "Les salariés sont les victimes du trou de la Sécu, pas les responsables"

    Les propos de Nicolas Sarkozy, mardi, à Bordeaux, ont vivement fait réagir à gauche.

    Les propos de Nicolas Sarkozy, mardi, à Bordeaux, ont vivement fait réagir à gauche.REUTERS/REGIS DUVIGNAU

    "Voler la Sécurité sociale, c'est trahir la confiance de tous les Français" déclarait mardi matin à Bordeaux le président de la République en vantant les mérites de l'obligation de travail pour les bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA), bientôt expérimentée dans dix départements, et en annonçant la mise en relation de certains fichiers pour lutter contre la fraude à la sécurité sociale. Quelques heures plus tard, le gouvernement annonçait l'instauration d'une journée de carence pour les fonctionnaires en arrêt maladie, et d'un quatrième jour de carence pour les salariés du privé.

    Cette série de déclarations ont déclenché l'indignation de toute la gauche. "Avec M. Sarkozy, c'est travailler plus pour se soigner moins", a résumé le député PS de Paris Jean-Marie Le Guen en détournant le slogan de campagne du chef de l'Etat élu en 2007. "La fraude sociale tout compris, c'est 1/1000e des dépenses sociales de notre pays", a déclaré le socialiste, spécialiste des questions de santé, dans les couloirs de l'Assemblée. "Pourquoi la santé est-elle mise à l'encan, les victimes et les coupables sont toujours les malades ? C'est une drôle de pensée sociale et politique."

    "TOUS POTENTIELLEMENT DES FAINÉANTS, DES VOLEURS, DES FRAUDEURS"

    Dans son discours, Nicolas Sarkozy a visé les socialistes, dénonçant "ceux qui, pendant des décennies, ont bien soigneusement dissimulé aux Français qu'ils finançaient leur système de protection sociale à coup de déficits", les accusant d'avoir trahi "l'esprit" du modèle social mis en place après la Libération.

    "Pour s'en sortir, il cherche des boucs émissaires, les malades, les socialistes, les réformes d'hier et d'avant-hier. Tout cela n'est pas sérieux", a conclu M. Le Guen.

    Le parti communiste, le NPA et Lutte ouvrière ont rapidement réagi, dans le même esprit. "Nous sommes tous potentiellement des fainéants, des voleurs, des fraudeurs car nous sommes tous et toutes susceptibles de devoir nous arrêter en raison des conditions de vie et de travail dégradées !" écrit le NPA dans un communiqué. "Les salariés ne sont pas responsables du 'trou' de la Sécu... Ils en sont les victimes : les employeurs bénéficient de 30 milliards d'exonération de cotisations, 30 milliards de salaire indirect (ou socialisé) est extorqué de la poche des travailleurs."

    "CHAQUE PERSONNE EN CONGÉ DE MALADIE EST UN FRAUDEUR EN PUISSANCE QU'IL FAUT PUNIR"

    "Après la chasse aux pauvres et aux chômeurs, c'est maintenant au tour des malades de la fonction publique d'être dans le collimateur de l'UMP. Pour la droite, chaque personne en congé de maladie est un fraudeur en puissance qu'il faut punir" a déclaré Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. "Alors en plus, s'il cumule avec un statut de fonctionnaire, il s'agit sûrement d'un Bernard Madoff en puissance !"

    "Après s'être attaquée aux accidentés du travail ou aux allocataires du RSA, la meute de la droite mène maintenant la chasse à la 'fraude sociale'" et aux 'arrêts de travail abusifs', en ciblant en particulier les fonctionnaires" déclare par ailleurs Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielle de Lutte ouvrière (LO). "La campagne électorale est lancée et les orduriers de l'UMP n'en sont plus à une poubelle près."

    Le Monde.fr avec AFP


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