• Pas de rustines pour la jeunesse (André CHASSAIGNE)

    CHASSAIGNE-Andre-2.jpg Dans un pays qui compte 4,5 millions de demandeurs d’emploi, ce sont 636 000 jeunes de moins de 25 ans qui sont officiellement inscrits au chômage. Privés de ressources, privés des moyens de se loger, d’étudier, et parfois de manger, ils sont confinés à la débrouille du quotidien pour ne pas sombrer. Surtout, surtout, ils sont privés de projets d’avenir, broyés par un système, le capitalisme.

      

    Cette réalité dépasse de très loin les simples chiffres publiés chaque mois par Pôle Emploi. Car quel est vraiment le nombre de jeunes de moins de 30 ans privés d’emploi ? La statistique publique ne le dit plus. Elle englobe les plus de 25 ans dans une catégorie fourre-tout, les « 25 à 49 ans ». Enchaînant les temps partiels, les intérims, les CDD, ils accèdent pourtant à leur premier CDI bien au-delà de 25 ans, en moyenne autour de 30 ans… quand ils trouvent un emploi !


    Ils subissent aussi un terrible effet de ciseau. D’un côté, ils n’arrivent plus à payer leurs études, et abandonnent progressivement leurs formations comme en témoigne le recul historique de l’accession des classes populaires à l’enseignement supérieur. En 10 ans, les « petits boulots », sous-payés, de quelques heures, sont devenus l’horizon « normal » de leur entrée sur le marché du travail. D’un autre côté, après des années de galère, ces jeunes actifs se retrouvent avec des niveaux de qualification et de formation insuffisants pour occuper les emplois disponibles.


    La France de la jeunesse sert aujourd’hui de cobaye au système de la précarité généralisée.

     

    Mais qui sont ces fous qui pensent que l’on pourra continuer encore sur ces chemins de misère pour nos jeunes générations ?


    Sans doute ceux qui trouvent un intérêt à disposer d’un moyen de pression sur tous les salariés avec une main d’œuvre prête à tous les sacrifices. Sans doute ceux qui ont choisi de maintenir le maximum de jeunes au chômage, en allongeant l’âge légal de départ en retraite et la durée de cotisation, en exonérant de cotisations sociales les heures supplémentaires, en supprimant les moyens du service public de l’emploi, confiant aux missions locales ce qui est bien souvent mission impossible…

     

    La situation que vivent nos jeunes n’est pas une conséquence de la crise. C’est un choix politique. Et c’est un autre choix politique qu’il faut faire pour ne plus accepter que notre jeunesse soit transformée en chair à profit la plus immédiate. Celle des quartiers populaires comme celle des territoires ruraux. Et ne laissons pas croire que quelques mesurettes, comme un joli lot d’emplois aidés, constituent la voix du retour à l’emploi stable pour un million de jeunes.

     

    Non, les jeunes aspirent à prendre toute leur place dans la construction d’une autre société. Ils commencent à le dire. Comme ceux du Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne (MRJC) qui ont interpellé les candidats à la présidentielle devant le Conseil Constitutionnel il y a quelques jours avec leurs propositions concrètes : rendre le service public accessible à tous, partager le travail, mettre le salarié au cœur de l’entreprise, faire entrer les jeunes dans le droit commun... « Pas de rustines », mais des mesures de fond !

     

    Ces propositions nous vont bien au Front de Gauche ! Elles sont inscrites dans notre programme partagé. Alors disons aux jeunes : rendez-vous maître de votre destin ! Envahissez le Front de gauche ! Faites-en votre outil pour changer votre avenir !

     

    Chronique publiée dans le journal La Terre.


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  • En 2012, on leur fait un dessin ?

    Episode 7 sur l'Europe, l'austérité, les nouveaux traités et le Mécanisme européen de stabilité.

     

    Pour revoir les précédents épisodes de la série En 2012, on leur fait un dessin : http://www.pcf.fr/dessin



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  • Aujourd'hui c'est le 1er avril, alors on ne coupera pas aux sacrosaintes blagues, surtout chez ces petits farceurs de TF1, ils aiment bien faire des poisons d'Avril, ils sont facétieux...

    Bon en même temps ça fait longtemps qu'ils ne sont plus sérieux, le journalisme pour eux se résumant en une lecture rigoureuse des opinions de l'Elysée.

    Poison d'avril (2)

    Annonçant Marine Le Pen à 20% il y a un mois, annonçant Sarkozy vainqueur quoiqu'il arrive. 

    Poison-d-avril--1-.jpg

    C'est bizarre, moi je tracte, je passe dans les rues pour vendre le programme, et les soutiens de Sarko d'il y a 5 ans, je ne les vois plus. Je dirai même que l'accueil est bon, et que lorsque je tombe sur des gens d'opinion politique différente, il me parle surtout de faire barrage à Sarko, plutôt que de leur soutien pour lui.

    Poison-d-avril--3-.jpg

    Bref, le poison d'Avril de cette année c'est surtout l'histoire du vote utile, ou plutôt du vote efficace. Les dirigeants du PS ont du boulot au niveau communication, parce que s'ils croient que parce qu'ils changent un mot, on ne comprend pas qu'ils sont en train de se faire dessus, alors il faut qu'ils changent de job.

    Non mais sans déc, au lieu de mettre la barre à gauche et de se faire la voix du peuple, le PS commence à parler du vote utile, mais le vote utile pourquoi ou pour qui au fait ?

    Non parce que si c'est le vote utile pour faire barrage au FN, ne vous inquiétez pas, le Front de Gauche a pris leur 3ème place. La campagne d'information du Front de Gauche afin de montrer que le FN ne tenait pas la route est une réussite.

    Alors le vote utile pourquoi ?

    Peut-être que le PS se dit que le Front de Gauche peut être le deuxième, ça tombe bien, nous on y croit depuis le début, c'est pour ça qu'on se bat, et qu'on est de toutes les manifs. 

    Alors l'histoire du vote utile ne tient plus, si ce n'est pour récupérer des voix, mais pour ça, il faut avoir un programme de gauche dont les gens ont envie.

    Ca tombe bien nous on l'a !

    Le 22 avril pour mon vote utile, je vote Mélenchon


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    Les HLM auraient eu 100 ans en 2012 !

    H - L - M

    Trois lettres qui, au fil des décennies, se sont ancrées dans l’imaginaire hexagonal, évoquant des images aussi différentes que des quartiers neufs aux immeubles cubes, tours ou barres, mais aussi l'accès au « confort moderne » pour les salariés des années 1950, 1960, et 1970, à la place de l'entassement dans les logements insalubre des centre villes.

     

    Ces trois lettres, HLM renvoient à un concept de logement confortable à prix accessible pour tous les salaires; ce concept a 100 ans cette année.

    Car le HLM c'était aussi la solidarité, la convivialité, la vie de village… dans ces quartiers neufs et ces villes nouvelles,

     

    Aujourd'hui le terme "HLM" est délibérément remplacé par le terme "logement social": pourquoi ?

    Ce terme a l'avantage, pour ceux qui l'emploie et le valorisent, d'effacer et de faire oublier le cœur de cette notion: la modération du loyer.

     

    Le "logement social" est donc aujourd'hui un terme "fourre-tout" qui a été popularisé en parallèle  le remplacement de "l'aide à la pierre" par "l'aide personnalisée au logement"(APL). L'aide à la pierre était une subvention à la construction, ce qui permettait d'en réduire le coût et l'usage des emprunts bancaires, avec comme conséquence l'ouverture à des loyers modérés.

    Ce basculement de mode de financement est la véritable origine de la ghettoïsation de certains quartiers, car la hausse des loyers de bases, compensée par des aides aux logements pour les familles avec enfants, les y a concentré et entassé, et, en conséquence, y a détruit la mixité sociale.

     

    Car depuis la création de l'APL le prix les loyers de base a explosé, faisant disparaître les loyers modérés, et interdisant le confort moderne aux plus pauvres.

     

    Oui le "Logement social" a tué le "HLM": aujourd'hui les jeunes ménages sans enfants aux revenus même modestes ne peuvent plus y accéder à partir du moment où elles ne sont pas éligibles à l'APL. D'ailleurs, dans les vingt dernières années, les offices d'HLM ont fait disparaître ces trois lettres H, L, M de leur nom ou leur sigle comme affichage de leur forfait.

    S'ajoute à cela le siphonage du 1% logement vers la spéculation et le gadget politicien (exemple: la maison à 100 000 euros), qui a obligé les bailleurs HLM à faire appel aux banques et à leurs taux d'intérêts élevés pour financer les constructions, et la boucle sera bouclée.

    Tout cela fait qu'aujourd'hui la question du logement est redevenue l'une des préoccupations premières des Français.

     

    Alors, fêtons les 100 ans des HLM pour en revendiquer le retour, dans ce qu'il y a de premier dans le concept: le loyer modéré !

     

    Source : le blog de l'UL CGT de Dieppe


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  • Discours de Melenchon à la Bastille

    Et où on était passé ? Où on était disparu tout ce temps ?

    On se manquait, on s’espérait ...

    On s’est retrouvé !

    Génie de la Bastille qui culmine sur cette place, nous voici de retour, le peuple des révolutions et des rébellions en France.
     Nous somme le drapeau rouge ... et le rouge du drapeau.
     Nous somme la main ouverte, offerte pour la solidarité, et qui donne de la force en serrant les doigts pour communiquer son énergie.

    Pour lire la suite du discours de JL melenchon


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