• l-echo

    A peine la campagne officiellement lancée, les candidats Hollande et Sarkozy ont mis sur la table la question du permis de conduire. Si le thème de la conduite est digne d’intérêt et reste populaire, on peut toutefois s’interroger sur la tournure que prendra le débat électoral ces deux prochaines semaines. Car au vu des problèmes que rencontrent les Français, entre un pouvoir d’achat en berne, un taux de chômage alarmant, une prévision de croissance quasi-nulle et d’indéniables tensions sociales, l’électorat était en droit d’attendre autre chose de  la part de ceux qui se voient déjà au second tour. Et il y a une telle urgence à prendre à bras-le-corps ces dysfonctionnements que consacrer une journée entière à un tel sujet relève même du mépris.
    En réalité, il s’agit d’une technique d’une simplicité enfantine. Il reste très peu de temps avant l’échéance du premier tour. Opposés, ces deux candidats ont pourtant un intérêt commun à faire tomber un rideau de fumée sur ce qui provoque la souffrance du peuple. Nicolas Sarkozy, en tant que principal responsable du triste état des lieux, espère faire oublier son bilan calamiteux et va alterner mirages de campagne et formules trempées dans le poison de l’extrême-droite. Quant à François Hollande, donner sa position sur le permis de conduire relègue au second plan la cure d’austérité qu’il compte bien nous faire suivre en cas de victoire. Le constat serait tout à fait déprimant s’il n’existait pas un autre espoir à gauche.

    Economie, société, éducation, emploi, logement, lutte contre la pauvreté et les discriminations... Sur chacun de ces points, le programme du Front de gauche vise à améliorer la vie des Français. C’est clairement ce qui rejaillit du discours de son candidat Jean-Luc Mélenchon. C’est aussi ce qui explique que ses meetings soient systématiquement bondés.

     

    Mickaëlle JOUAULT

    Editorial de L'ECHO de la Haute-Vienne

    Mardi 10 Avril 2012

     


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  • Avec le Front de gauche,

    une autre Europe, une autre mondialisation

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    Universitaires, écrivains, artistes, dirigeants de mouvements politiques ou sociaux, Européens, citoyens du monde arabe, Américains du Sud et du Nord:

    165 personnalités de 36 pays, engagées contre «les ravages sociaux et écologiques du capitalisme mondialisé», s'engagent avec cet appel international pour le succès du mouvement mené par Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle.


    Nous, universitaires, intellectuels, écrivains, artistes, dirigeants de forces politiques, de syndicats, de mouvements sociaux et citoyens, sommes engagés dans la construction de fronts politiques et sociaux, démocratiques et populaires, pour combattre les ravages sociaux et écologiques du capitalisme mondialisé et ses oligarchies. Et ce, aussi bien dans nos pays respectifs qu’à l’échelle internationale.

    Nous constatons que, partout, les résistances et les luttes se multiplient et s’organisent. Elles contribuent à l’émergence d’un vaste mouvement planétaire des idées ; celui qui inspire déjà, en Amérique latine, des formes de  construction régionale fondées sur la solidarité et la souveraineté populaire, ainsi que des mesures gouvernementales de rupture avec le néolibéralisme.

    Depuis la crise financière de 2008, l’Europe, pilier du capitalisme mondialisé et de son ordre globalitaire, est devenue l’épicentre de la crise mondiale. Ses peuples subissent de brutales politiques d’ajustement structurel en tous points semblables à celles que les pays du Sud, entre autres, ont connues dans les années 1990 et au début des années 2000.

    Les acteurs sont en partie les mêmes : gouvernements conservateurs ou sociaux-démocrates et Fonds monétaire international (FMI). Se sont adjoints à ce dernier, la Commission européenne et la Banque centrale européenne pour former la sinistre et toute-puissante « troïka » qui administre désormais ses remèdes cruels aux populations.

    L’histoire nous enseigne que lorsque l’Europe est prise de convulsions, c’est le monde entier qui peut vaciller. Pour l’empêcher de sombrer dans l’austérité à perpétuité, la récession généralisée et dans un projet politique autoritaire et réactionnaire, la montée en puissance, en France, du Front de gauche, aux côtés des autres forces progressistes européennes, est une bonne nouvelle, en même temps qu’une nécessité. Car la voix de la France compte dans le monde, lorsqu’elle s’inscrit dans la tradition des Lumières, de la Révolution de 1789,  de la Commune, du Front populaire, de la Résistance.

    Le Front de gauche incarne tout le potentiel renouvelé de cette grande tradition du socialisme historique, de l’émancipation sociale, du progrès et de la construction d’un intérêt général humain. Il prend aussi en compte l'enjeu du XXIe siècle que constitue la compréhension de l'unicité de notre écosystème et l'urgence de le préserver par une reconversion écologique à l'échelle mondiale qui tienne compte de la dette écologique que les pays industrialisés ont à l'égard des autres pays.

    Grâce au Front de gauche, la France peut contribuer de manière significative à la construction d’une autre Europe et d’une autre mondialisation. C’est pourquoi l’enjeu d’y construire une autre gauche ayant tiré le bilan de l’échec et de l’écroulement du communisme d’Etat, en même temps que celui de la conversion de la social-démocratie à un social-libéralisme d’accompagnement et de rafistolage du système capitaliste globalisé, est crucial. Crucial pour la France et l’Europe, mais aussi pour le reste du monde.

    Nous pensons que la réussite du Front de gauche et de son candidat à l’élection présidentielle des 22 avril et 6 mai 2012, Jean-Luc Mélenchon, peut concourir au renouveau et au renforcement d’un internationalisme de combat contre la finance mondialisée. C’est pourquoi nous souhaitons un plein succès au Front de gauche et exprimons notre solidarité avec son candidat.

     

    Kader Abderrahim, politologue, Algérie
    Ben Hida Abderrahmane, membre du secrétariat national du Parti de l’action démocratique socialiste (PADS), Maroc
    Moumen Abib médecin, membre du Conseil national du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Algérie
    Dalal Abu Saud, universitaire et membre du Forum social Palestine, Palestine
    Amina Aetab, militante du Mouvement du 20 Février et de l’Organisation pour la liberté d’information et d’expression (OLIE), Maroc
    Vittorio Agnoletto, ancien député européen et porte parole du Forum social de Gênes, Italie
    Samir Aita, rédacteur en chef du Monde diplomatique éditions arabes, président du cercle des économistes arabes, Syrie
    Zahra Ajaram, militante associative, Maroc
    Sanhadja Akrouf, militante féministe, Algérie
    Tariq Ali, écrivain, Royaume-Uni
    Tewfik Allal, éditeur, président de l’Association du Manifeste des libertés (AML), Algérie
    Samir Amin, économiste, Président du Forum mondial des alternatives, Egypte
    Samia Amour, militante féministe, Algérie
    Antônio Carlos Andrade, président du Partido Socialismo e Liberdade (PSOL) Parti Socialisme et liberté, Brésil
    Julio Anguita ancien maire de Cordoue, ancien secrétaire général de Izquierda Unida (Gauche unie), Espagne
    Ana Maria Araujo Freire, éducatrice et successeur légale de Paulo Freire, Brésil
    Luis Araujo, membre de la direction nationale du PSOL, Brésil
    Jorge Arrate, membre du Movimiento Amplio de Izquierda (MAIZ) (Mouvement élargi de gauche), candidat de la gauche aux présidentielles de 2009, Chili
    Valmir Assunção, député du Parti des travailleurs (PT), Brésil
    Alexandra Ayala-Marín,  journaliste «El Hoy», Equateur

    Mohand Bakir, journaliste, blogueur, Algérie
    André Bansart universitaire, Université Simon Bolivar de Caracas, Venezuela
    Houcine Bardi, docteur en droit, avocat au barreau de Paris, Secrétaire général et porte-parole du Parti du travail tunisien - France (PTT-F), Tunisie
    Ariel Basteiro, ancien député Nuevo Encuentro, Argentine
    Abdeljalil Bedoui, coordinateur et porte-parole du Parti tunisien du travail, Tunisie
    Aymen Belhadj, syndicaliste étudiant, Tunisie
    Tarek Ben Hiba, ancien membre de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la Révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique, ancien conseiller régional d’Ile-de-France, militant associatif de l’immigration, Tunisie
    Ahmed Benani, politologue et anthropologue des religions, Maroc
    Rosa Bofill Benet, responsable du secteur femmes de la Confédération syndicale des commissions ouvrières (CCOO) de Catalogne, Espagne
    Ghizlane Benomar, militante du Mouvement du 20 Février, Maroc
    John Berger, écrivain et critique d'art, Royaume-Uni
    Thierry Bodson, secrétaire général de la Fédération générale du travail de Belgique, Belgique
    Carmen Bohórquez, historienne, philosophe, Venezuela
    Carl Boileau, conseiller d'arrondissement du District de De Lorimier (Projet Montréal), Québec
    Blanca Flor Bonilla, maire d'Ayutuxtepeque, Salvador
    Afrânio Bopré, ancien député du Parti Socialisme et liberté (PSOL), Brésil
    Mustapha Bouaziz, universitaire, historien, Maroc
    Leonor Bravo, écrivain, Equateur
    Marinor Brito, ancienne sénatrice du Parti Socialisme et liberté (PSOL), Brésil
    Monica Bruckmann, sociologue, Université fédérale de Fluminense, Brésil
    Alberto Burgio, philosophe et homme politique, Italie
    Pilar Bustos, peintre, Equateur

    Julio C. Gambina, Fondation de recherche en sciences sociales et politiques, Argentine
    Rodrigo Cabeza, membre de la direction nationale du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) et du Parlement latino-américain, Venezuela
    Marcelo Roman Campana, membre de la direction nationale du Pôle démocratique d'Equateur, Equateur
    Daniel Campiones, Fondation de recherche en sciences sociales et politiques, Argentine
    Luiz Arnaldo Campos, Fondation Lauro Campos Parti Socialisme et liberté (PSOL), Brésil
    Javier Diez Canseco, député Parti socialiste, Pérou
    Teresa Carballeira, professeure de droit, Université de Saint-Jacques de Compostelle, Espagne
    Luis Casado, responsable des relations internationales Partido de Izquierda (PAIZ), Chili
    Bernard Cassen, journaliste, membre du Conseil international du Forum social mondial, France
    Carmen Castillo, écrivain, cinéaste, Chili
    Ramon Chao, journaliste et écrivain, Espagne
    Lakbira Chater, syndicaliste, Union marocaine du travail, Maroc
    Carlos Nelson Coutinho, professeur, intellectuel, Université fédérale de Rio de Janeiro, Brésil
    Ángel Crespo Sánchez, secrétaire général de la Confédération syndicale des commissions ouvrières (CCOO) de Barcelone, Espagne
    Norberto Crivelli, président du Parti suisse du travail, Suisse

    Erik de Bruyn, porte-parole de Rood! Belgique
    Armando de Souza, ancien secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs portugais, Portugal
    Diether Dehm, député, producteur, auteur-compositeur Die Linke (La Gauche), Allemagne
    Jean-Maurice Dehousse, ancien bourgmestre de Liège, ancien vice-président du groupe socialiste au Parlement européen, ancien ministre, Belgique
    Demba Moussa Dembélé, directeur du Forum, économiste, chercheur, Forum africain des alternatives, Sénégal
    Nidia Diaz, députée du Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN) au Parlement centre-américain, Salvador
    Héctor Díaz-Polanco, anthropologue, Mexique
    Abderrezak Dourari, professeur des sciences du langage, Université d’Alger 2 (Tamazight), Algérie
    Benjamin Durand, professeur de réalisation cinématographique et responsable du département de formation intégrale de Vive TV Université nationale expérimentale des arts, Venezuela

    Mohamed Elaouni journaliste, coordinateur du Conseil national pour l’appui au Mouvement du 20 Février, coordinateur du mouvement pour une constitution démocratique au Maroc, membre du secrétariat du conseil national du PSU, Maroc
    Klaus Ernst, co-président de Die Linke, Allemagne
    Saul Escobar, membre du Parti de la révolution démocratique (PRD), Mexique

    Lindbergh Farias, sénateur, Parti des travailleurs, Brésil
    Saïd Fawzi, ancien président de l’Association de défense des droits de l’homme au Maroc (Asdhom), Maroc
    Heloísa Fernandes, sociologue, Université de Sao Paolo, enseignante à l' École nationale Florestan Fernandes du Mouvement des sans terre (MST), Brésil
    Paolo Ferrero, secrétaire général du Parti de la refondation communiste, Italie
    Fernando Ferro, député Parti des travailleurs, Brésil
    Carlos Figueroa syndicaliste Fédération médicale d'Equateur, Equateur

    Giorgos Gavrilis, membre du Conseil exécutif et ancien vice-président de la Confédération centrale des travailleurs grecs, Grèce
    Mohamed Ghafri, militant du Mouvement du 20 Février, Maroc
    Paula Gil, initiatrice du mouvement Génération "à l’arrache" contre la précarité, Portugal
    Manolis Glezos, écrivain et ancien député européen, Grèce
    Richard Gott, journaliste et historien, Royaume-Uni
    Juan Goytisolo, écrivain, Espagne
    Dino Greco, directeur de Liberazione, Italie

    Mamdouh Habashi, secrétaire national Parti socialiste égyptien (PSE), Egypte
    Marta Harnecker, sociologue, Chili
    Tania Hermida, ancien député de l'Assemblée constitutionnelle, cinéaste, Equateur

    Vilma Ibarra, ancienne députée Nuevo Encuentro, Argentine
    Abdellaziz Iimoudane, membre du Parti de la voie démocratique, Maroc

    Francisco Jarauta, professeur, philosophe, écrivain, Université de Murcia, Espagne

    Fatima Khafagy, membre de la commission des relations internationales, Parti de l’Alliance populaire socialiste (APS), Egypte
    Hassan Khalil écrivain, docteur-chercheur en philosophie, Liban
    Mohamed Farid Khemisti, avocat, Algérie
    Michel Kilo, membre du Forum démocratique syrien, Syrie
    Leandro Konder, professeur, intellectuel, Brésil
    Jorge Kreynes, membre du Parti communiste, Argentine
    Oskar Lafontaine, ancien ministre, fondateur de Die Linke, Allemagne

    Mehdi Lallaoui, écrivain, cinéaste, Algérie
    Cayo Lara, secrétaire général de Izquierda Unida (Gauche unie), Espagne
    Junghee Lee, président Parti progressiste unifié, Corée du Sud
    Araceli Lemos, ancien député Parti Socialisme et liberté (PSOL), Brésil
    Felipe López Aranguren, sociologue et poète, Espagne
    Clara Eugenia López Obregón, présidente du Pôle démocratique alternatif, Colombie
    Gesine Löszch, co-président de Die Linke, Allemagne
    Clécio Luis, conseiller Parti Socialisme et liberté (PSOL), Brésil

    Mohamed Makhlouf, journaliste-écrivain, Syrie
    Maria José Maninha, ancien député du Parti Socialisme et liberté (PSOL), Brésil
    Dionilson Marcon, député du Parti des travailleurs, Brésil
    Citto Maselli, scénariste et réalisateur, Italie
    Juliano Medeiros, coordination UNAMÉRICA, Parti Socialisme et liberté, Brésil
    José Luis Mendez, professeur à l'Université de Porto Rico, Porto Rico
    Youcef Merrouche, secrétaire national à l’immigration, Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Algérie
    Samia Messaoudi, journaliste, Algérie
    Francine Mestrum, universitaire, membre du Conseil international du Forum social mondial (FSM), Belgique
    Willy Meyer, député européen Izquierda unida (Gauche Unie), Espagne
    Florent Michelot, directeur général de Option Nationale Québec, Québec
    Tarik Mira, député de Béjaia, Algérie
    Juan Carlos Monedero, professeur Université de Somosaguas, Faculté des sciences politiques et de sociologie, Espagne
    Mohamed Mouhajid, membre du bureau politique du Parti socialiste unifié, ancien secrétaire général, Maroc
    Nabila Mounib, secrétaire générale du Parti socialiste unifié, Maroc
    Salvador Muñoz, président de Partido de Izquierda (Parti de Gauche), Chili
    P.K. Murthy, syndicaliste The Lal Zhanda Coal Mines Mazdoor Union, Inde
    Roberto Musacchio, ancien député européen, Italie

    Marie Nacif Debs, secrétaire générale adjointe Parti communiste libanais, Liban
    Noureddine Najar, économiste, coordinateur d’Ettajdid-France, Tunisie
    Hassan Nekrache, universitaire, membre du secrétariat du Mouvement pour une constitution démocratique, Maroc

    Ana Elisa Osorio, membre de la direction nationale du Parti socialiste unifié du Venezuela et du Parlement latino-américain (Parlatino), Venezuela

    Luis Antonio Pasquetti, professeur Université de Brasilia, Brésil
    Hélena Pato, universitaire, fondatrice du Mouvement des femmes (MDM), résistante historique au régime de Salazar, Portugal
    Rodrigo Pereira, membre de la direction nationale Parti Socialisme et liberté, Brésil
    Orlando Perez, directeur du Journal El Telegrafo, Equateur
    Gustavo Pérez Ramírez, sociologue et membre de l'Académie d'Histoire de Quito, Equateur

    Khalid Rahel, militant des droits de l’homme, membre du secrétariat du Conseil national du Parti socialiste unifié, Maroc
    Carlos Raimundi, député Nuevo Encuentro, Argentine
    Beatriz Rajland, membre Fondation de recherche en sciences sociales et politiques, Argentine
    Gloria Inez Ramirez, député Pôle démocratique alternatif/ Parti communiste colombien, Colombie
    Ignacio Ramonet, directeur du Monde diplomatique en español, Espagne
    Ariovaldo Ramos, professeur de théologie et prêtre, Brésil
    Julia Ramos Sanchez, secrétaire exécutif de la Confédération nationale des femmes paysannes indigènes et originaires de Bolivie “Bartolina Sisa”, ancienne ministre du développement rural et des terres, Bolivie
    Rayhana comédienne, Algérie
    Alexis Rivas Toledo, anthropologue, ancien ministre du patrimoineh Equateur
    Randolfe Rodrigues, sénateur Parti Socialisme et liberté, Brésil
    Edmilson Rodrigues, député Parti Socialisme et liberté, Brésil

    Najib Saber, universitaire, Maroc
    Emir Sader, secrétaire général du Conseil latino-américain de sciences sociales (CLACSO) et membre du Conseil international du FSM, Brésil
    Napoleon Saltos, universitaire, Université centrale d'Equateur, Centre de pensée alternative, Equateur
    Marta Sanz, écrivain, Espagne
    Roberto Savio, membre du Conseil international du Forum social mondial, fondateur de l'agence Inter Press Service (IPS), Italie
    Johanne Schmidt-Nielsen, porte-parole du groupe parlementaire de l’Alliance Rouge-Verte et au Conseil municipal de Copenhague, Danemark
    Claude Semal, chanteur, auteur et comédien, Belgique
    Pascual Serrano, écrivain et journaliste, fondateur du site Liberacion, Espagne
    Ahmed Slimani, universitaire, directeur du centre d’études et de recherches Ben Saïd, Maroc
    Ahmed Smaoui, ancien ministre, Tunisie
    Ahmed Snoussi, artiste-humoriste, Maroc
    Joao Pedro Stedile, membre de la coordination du Mouvement des sans terre et de Vía Campesina, Brésil
    Niko Swarz, journaliste et écrivain, membre de la Comission des relations internationales du Frente Amplio (Front élargi), Uruguay

    G.M. Tamás, philosophe et ancien député, Hongrie
    Amauri Teixeira, député Parti des travailleurs, Brésil
    Milton Temer, membre de la direction nationale Parti Socialisme et liberté, Brésil
    Jean-Marie Théodat, professeur Université d'Etat d'Haïti et Université Paris 1, Haïti
    Alexis Tsipras, président du parti Syriza et de son groupe parlementaire, Grèce

    Attila Vajnai, président du Parti des travailleurs hongrois 2006, Hongrie
    Ivan Valente, président du Parti Socialisme et liberté, Brésil

     Mark Weisbrot, économiste et co-directeur du centre de recherche Center for Economic and Policy Research à Washington, Etats-Unis

    Bernard Wesphael, député (Wallonie), Belgique

    Fatem Zahra Touzani, avocate de l’Organisation pour les libertés d’information et d’expression (OLIE) et militante du Mouvement du 20 Février, Maroc  


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  • Aujourd'hui c'est le 1er avril, alors on ne coupera pas aux sacrosaintes blagues, surtout chez ces petits farceurs de TF1, ils aiment bien faire des poisons d'Avril, ils sont facétieux...

    Bon en même temps ça fait longtemps qu'ils ne sont plus sérieux, le journalisme pour eux se résumant en une lecture rigoureuse des opinions de l'Elysée.

    Poison d'avril (2)

    Annonçant Marine Le Pen à 20% il y a un mois, annonçant Sarkozy vainqueur quoiqu'il arrive. 

    Poison-d-avril--1-.jpg

    C'est bizarre, moi je tracte, je passe dans les rues pour vendre le programme, et les soutiens de Sarko d'il y a 5 ans, je ne les vois plus. Je dirai même que l'accueil est bon, et que lorsque je tombe sur des gens d'opinion politique différente, il me parle surtout de faire barrage à Sarko, plutôt que de leur soutien pour lui.

    Poison-d-avril--3-.jpg

    Bref, le poison d'Avril de cette année c'est surtout l'histoire du vote utile, ou plutôt du vote efficace. Les dirigeants du PS ont du boulot au niveau communication, parce que s'ils croient que parce qu'ils changent un mot, on ne comprend pas qu'ils sont en train de se faire dessus, alors il faut qu'ils changent de job.

    Non mais sans déc, au lieu de mettre la barre à gauche et de se faire la voix du peuple, le PS commence à parler du vote utile, mais le vote utile pourquoi ou pour qui au fait ?

    Non parce que si c'est le vote utile pour faire barrage au FN, ne vous inquiétez pas, le Front de Gauche a pris leur 3ème place. La campagne d'information du Front de Gauche afin de montrer que le FN ne tenait pas la route est une réussite.

    Alors le vote utile pourquoi ?

    Peut-être que le PS se dit que le Front de Gauche peut être le deuxième, ça tombe bien, nous on y croit depuis le début, c'est pour ça qu'on se bat, et qu'on est de toutes les manifs. 

    Alors l'histoire du vote utile ne tient plus, si ce n'est pour récupérer des voix, mais pour ça, il faut avoir un programme de gauche dont les gens ont envie.

    Ca tombe bien nous on l'a !

    Le 22 avril pour mon vote utile, je vote Mélenchon


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  • Discours de Melenchon à la Bastille

    Et où on était passé ? Où on était disparu tout ce temps ?

    On se manquait, on s’espérait ...

    On s’est retrouvé !

    Génie de la Bastille qui culmine sur cette place, nous voici de retour, le peuple des révolutions et des rébellions en France.
     Nous somme le drapeau rouge ... et le rouge du drapeau.
     Nous somme la main ouverte, offerte pour la solidarité, et qui donne de la force en serrant les doigts pour communiquer son énergie.

    Pour lire la suite du discours de JL melenchon


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  • Discours de Melenchon à la Bastille

    Et où on était passé ? Où on était disparu tout ce temps ?

    On se manquait, on s’espérait ...

    On s’est retrouvé !

    Génie de la Bastille qui culmine sur cette place, nous voici de retour, le peuple des révolutions et des rébellions en France.
     Nous somme le drapeau rouge ... et le rouge du drapeau.
     Nous somme la main ouverte, offerte pour la solidarité, et qui donne de la force en serrant les doigts pour communiquer son énergie.

    Nous nous sommes rassemblés parce que nous allons faire de cette élection une « insurrection civique » qui va, en se donnant d’abord rendez-vous dans les urnes, commencer ce jour là, la révolution citoyenne qu’il est nécessaire d’accomplir pour changer en profondeur la vie du peuple qui patit, et ouvrir la brèche qu’attend toute l’Europe de son volcan français.

    Oui ça se voit, ça se sent, ça se sait ! le printemps est pour dans 3 jours, et chaque matin qui se lève, la lumière étend son domaine dans la journée, la nuit se replie.

    Vienne le temps des cerises et des jours heureux !

    Tel est notre premier message, ici, pour tous ceux qui nous entendent et nous écoutent, sur cette place, dans les rues adjacentes d’où l’on ne peut avancer, et dans chaque foyer où l’on nous regarde, ici en France métropolitaine et outre-mer ; et partout en Europe, et partout où l’on parle français, où l’on rêve français, parce qu’on attend de lui ce grand mouvements qui ne libérera pas seulement ce que nous sommes, mais partout où il y a des servitudes.

    Nous adressons notre salut fraternel et notre solidarité au peuple grec qui pâtit, aux Espagnols, aux Portugais, aux Italiens, à tous ceux qui ont pour l’instant sur leur tête, le poids de l’oppression venue de l’abjecte troïka qui a décidé dorénavant de contrôler chaque peuple, et à qui, parait il, il faudrait demander l’autorisation de disposer librement de nous.

    Ici sur cette place, nous faisons le serment que si c’est nous qui sommes appelés à reconstruire la règle du jeu de notre pays en convoquant la constituante qui est nécessaire, alors, plus jamais une seule délégation de souveraineté du peuple ne sera jamais opérée sans qu’il ait été auparavant consulté par voie de référendum.

    La souveraineté du peuple, telle est la grande question qui dorénavant va occuper toute l’Europe qui se voit une nouvelle fois engagée dans une entreprise qui commet la même erreur qu’aux précédentes saisons de l’histoire ; c’est qu’on la construit sans les peuples et sans la démocratie.

    Alors pour commencer cet immense chantier, d’abord chez nous en France, nous somme venus au bon endroit, à la bonne date.

     Le bon endroit, ici, où a été juré une première fois le serment de se rassembler pour empêcher, par tous les moyens dont nous disposons, les fachistes de s’emparer de la patrie.

     Cette place où a été en 1935 rassemblée cette manifestation féministe qui déjà voulait briser les chaînes du patriarcat en demandant que le suffrage soit réellement universel.

     Cette place où a été brûlé le dernier trône des rois.

     Cette place où tout commence toujours, et qui est le point de départ de toutes nos révolutions, et d’abord de la première, celle qui se fit en 1789 en abattant la citadelle des tyrans, celle qui se fit avec des mots et des principes si grands qu’ils rendaient possibles ce fait que depuis, il est possible d’être français où que l’on soit dans le monde, et ici même en France, que ses parents l’aient été ou non, du moment qu’on s’accorde pour dire et reconnaitre comme égal, quiconque comme nous dit « liberté, égalité, fraternité ».

    Nous somme à la bonne date le 18 mars, commencement de la grande et glorieuse commune de Paris. Voici parmi nous l’ombre d’une femme, Louise Michel, à qui nous nous dédions. Voici que nous répondons à notre tour à l’appel de Jules Vallès et du cri du peuple qui concluait l’appel à la première insurrection par ces mots : place au peuple, place à la commune, et nous ne disons rien d’autre encore aujourd’hui.

    A la bonne date, 50 ans après la fin des combats en Algérie, je déclare au nom du peuple ici rassemblé : Oui la guerre est finie ! et nous ne permettrons pas qu’on la recommence ici. Nous somme une même famille, peuple du Maghreb, peuple des nations arabes, berbères, et nous peuple français, après le silence des armes nous devons à nos enfants la paix des coeurs.

    Peuple français, médite à cette occasion, la terrible leçon de ton histoire, là ou n’a plus cours l’égalité humaine, là où n’a plus cours la liberté totale des consciences et des droits politiques, là où n’a pas cours la fraternité, alors la France n’est plus possible.

    C’est pourquoi il nous faut aujourd’hui, dans cette France défigurée par les inégalités sociales, territoriales, culturelles, entre femmes et hommes, tourner la page une nouvelle fois de l’ancien régime, commencer un nouveau chapitre qui permettra comme c’est notre tradition, divers que nous sommes, en refondant la République de refonder la France elle-même, et en refondant tous ensemble la République de nous re-constituer comme un peuple uni, libre, fraternel et égal.

    Et nous commencerons par où il faut commencer, c’est-à-dire qu’en convoquant cette constituante nous commencerons la première de toutes les égalités qu’il est indispensable de constituer, la parité.

    Cette constituante devra être strictement paritaire et ainsi commencera la marche de l’égalité.

    L’égalité par quoi tout commence en France, l’égalité qui nous conduira à proclamer la fin des privilèges du capital, l’établissement de la citoyenneté en entreprise, corrigeant ce qui n’avait pas été achevé, quand, comme l’a dit Jean Jaurès, « la grande révolution a rendu les français rois dans la cité et les a laissé serfs dans l’entreprise ».

    Ces droits nouveaux des travailleurs, les droits de veto, le droit de préemption sur la propriété du capital à la portée des travailleurs qui se constitueraient en coopérative ouvrière ; le droit de réquisition par la patrie, lorsqu’un bien est réputé commun, c’est nous qui inscrirons ce droit nouveau qu’il y a une propriété collective humaine des biens de base tels que l’eau et l’énergie.

    C’est nous qui donnerons toute sa place à la dignité de l’amour humain en étendant a tous les couples les droits qui s’attachent aujourd’hui aux couples hétérosexuels.

    Liberté !

    Liberté !

    C’est elle que nous voulons faire cheminer par la route de l’égalité.

    Liberté !

    Il faut que les droits de la personne humaine entrent dans cette constitution, et le premier d’entre tous, le droit de disposer de soi, sans entrave aucune.

     C’est nous qui mettrons, pour que plus personne ne soit tenté d’y toucher quand les menaces s’accumulent comme nous le voyons en ce moment, c’est nous qui mettrons dans notre constitution le droit à l’avortement qui reconnait à chacune le droit de disposer d’elle même, son corps n’étant la propriété de personne.

     C’est nous qui mettrons dans notre constitution le droit de décider de sa propre fin et d’être assisté lorsqu’on en décide.

     C’est nous qui installerons et confirmerons la liberté de conscience la plus absolue, et qui pour cela déciderons que la laïcité déjà inscrite dans la constitution sera étendue, sans aucune exception, à tous les territoires de la République, c’est-à-dire que le concordat sera abrogé et le bénéfice de la loi de 1905 étendu à toutes les terres françaises, la Polynésie, la Guyane, Wallis et Futuna, la Nouvelle-Calédonie aussi bien qu’en Alsace et en Moselle.

     C’est nous qui étendrons les territoires de la liberté là où l’inventivité humaine et son génie a créé de nouveaux espaces.

     C’est nous qui dirons que la liberté sur la toile est inaliénable et qu’il ne sera plus jamais permis de faire hadopi.

     C’est nous qui interdirons, fondant en cela un principe nouveau, qui interdiront une fois et pour toujours que le vivant soit breveté et qu’il y ait une propriété privée de l’existence elle-même.

     C’est nous qui libérerons une bonne fois la justice en faisant en sorte que son indépendance dorénavant ne soit plus garantie par un homme, surtout après avoir vu l’usage qu’il a été fait de cette garantie par le passé. Dorénavant nous placerons l’indépendance de la justice sous la protection et l’attention du parlement lui-même.

    France d’égalité de liberté, tu te dois d’être la patrie de la fraternité, et des devoirs humains totalement accomplis.

    Nous dans notre constitution nous regarderons tous les enfants qui nous sont donnés d’un même oeil.

    En France, dorénavant, nait sur la terre de France, français ! Droit du sol intégral, tel est le premier devoir de fraternité humaine.

    Et en voici un autre nouveau qu’il s’agit d’assumer. Nous somme nous co- responsables de l’éco système dans lequel vivent tous les êtres humains , et sans lequel pas un seul d’entre eux ne peut vivre ni mener quelque querelle politique que ce soit.

    C’est pourquoi nous accomplirons notre devoir à l’égard de l’humanité universelle.

    Nous proclamerons que les Français s’astreignent par leur constitution à s’acquitter de leurs devoirs en éteignant la dette écologique, et que, plutôt que leur fichue règle d’or qui ne concerne que leurs portefeuilles, nous appliquerons la règle verte qui concerne la planète.

    Oui notre rassemblement commence une insurrection !

    Le peuple, qui s’était dissout dans l’abstention, dans le refus d’obtempérer aux injonctions des petits « je sais tout », aux mauvais qui leur donnent des conseils et qui, quand c’est leur honneur et leur devoir de porter leur parole quand les Français disent non, s’en vont ensuite dire que nous aurions dit oui !

    Ceux qui nous ont trahi, notre premier devoir pour commencer notre chemin est de nous en débarrasser.

    Telle est la premiere tache que doit accomplir notre insurrection, si elle veut pouvoir ensuite se donner le grand rendez vous de la révolution citoyenne.

    Machado, le poète, a dit « le chemin se fait en marchant ».

    Cette marche nous l’avons commencé depuis la Nation pour se retrouver ici à Bastille, pour une étape dont nous continuerons la trajectoire bientôt, de la Bastille des révolutions jusqu’à la place de la 6e République.

    Nous sommes le cri du peuple, des ouvrières et des ouvriers précarisés, méprisés, humiliés, abandonnés.

    Nous sommes le cri du peuple, celui de la femme qui met au monde un enfant dans un camp de rétention.

    Nous sommes le cri du peuple, celui de l’enfant qui n’a pas de toit et qui n’a pas d’instituteur quand il va à l’école.

    Nous sommes le cri du peuple de tout ceux qui, prêts à apporter le concours de leur intelligence, de leur créativité, qui parfois menant bonne vie, refusent d’appliquer la morale de l’égoïsme qui dit profites et tais toi !

    Je vous appelle à commencer ce printemps des peuples.

    Ouvrez en France par vos bulletins de vote la brèche par laquelle ensuite passera le vote des grecs, puis en octobre prochain celui de nos camarades allemands qui souffrent des merveilles du prétendu modèle libéral.

    Voici le printemps !

    Faites votre devoir en accourant à la rescousse partout où les luttes ouvrières vous appellent.

    Faites votre devoir en vous découvrant les uns des autres, mettez à la mode la couleur rouge, prenez les places et les rues de la République comme vous le pourrez dans chaque ville et chaque village de France !

    Et vous autres, à Toulouse sur le Capitole, à Marseille au Prado, organisez la réplique du 18 mars à la Bastille. Assemblez-vous par milliers, vous souvenant de l’appel sacré que vous ont adressé ceux qui vous ont précédé dans cette lutte, inscrivant dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 :

    « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple le plus sacré des devoirs et le plus indispensable des devoirs » .

    Vive l’Humanité Universelle

    Vive la France

    Vive la République

    Vive la Sociale "


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