• Election présidentielle : tous sur le Web !

    Pour populariser leurs programmes ou dénigrer leurs concurrents, les candidats à l’Elysée se déploient sur Internet et communiquent sur les réseaux sociaux. Voyage dans les coulisses de la webcampagne.

    n’est pas encore candidat. Mais hier, ses amis de l’UMP lui ont déjà concocté une nouvelle page sur ! La présidentielle ne se joue plus seulement sur les marchés ou à la télévision, mais aussi sur le Web. C’est la grande nouveauté de cette campagne. Tous les candidats l’ont compris et multiplient les sites , blogs et autres réseaux sur la Toile… Certains y consacrent même une part non négligeable de leurs moyens : 35 personnes et 2 M€ pour François Hollande, soit 10% de son budget de campagne.

     

    Twitter, Facebook, Google +… C’est à qui saura le mieux utiliser les réseaux sociaux et convaincre leurs millions d’adeptes en France. « La télévision, la presse, la radio, les tracts, les affiches ou les meetings comptent toujours autant. Mais ces nouveaux outils ont l’avantage de démultiplier la parole des candidats de façon simple, ultrarapide et spontanée », explique Benoist Apparu, ministre du Logement et ancien responsable de la vie numérique à l’UMP. Une info ou un commentaire vont ainsi toucher le maximum de gens de façon exponentielle, en s’affranchissant des filtres journalistiques. Un peu comme si on organisait virtuellement une réunion publique géante », poursuit-il.

    Du contenu… et du buzz

    Hollande part avec une longueur d’avance puisqu’« il bénéficie d’environ un million d’adresses mail récoltées lors du vote pour les primaires socialistes en octobre », analyse Benoît Thieulin, patron d’une agence de Web social. Un vrai trésor de guerre. En attendant que Nicolas Sarkozy se déclare et de connaître son projet, le parti présidentiel a choisi de son côté de mener une politique d’escarmouches et de ripostes tous azimuts. Le vainqueur, en mai, sera aussi celui qui aura su occuper le plus efficacement l’espace numérique. A grand renfort de contenus pédagogiques, certes, mais aussi de vidéos croustillantes, voire de rumeurs malveillantes. Clics, claques… Sur le Net plus qu’ailleurs, tous les coups sont permis!

     

     Chaque candidat a ses astuces pour exister sur , et certaines équipes de campagne ne manquent pas d’inventivité pour tirer leur épingle du jeu.

    Hollande et Bayrou enrôlent des « volontaires »

    Engagez-vous! fait appel à toutes les bonnes volontés depuis mardi dernier sur son site.

     

    Au Parti socialiste, où l’on a beaucoup étudié la campagne de Barack Obama en 2008, l’équipe de François Hollande espère, elle, recruter sur la toile (Toushollande.fr) une armée de 150000 volontaires pour les envoyer sur le terrain, faire du bon vieux porte-à-porte auprès de 5 millions de Français. « Un abstentionniste sur 14, rencontré dans un contact direct, se déplace pour aller voter, c’est mieux qu’après une distribution de tracts », souligne Claire Heuzé, la responsable de la mobilisation de terrain. Une grande journée d’action devrait avoir lieu mi-mars.

    Mélenchon et Joly à l’heure des webséries

    Depuis le 21 novembre, tous les lundis, le site de campagne du Front de gauche (Placeaupeuple2012.fr) met en ligne une websérie politique baptisée « En marche » avec un superhéros : Jean-Luc Mélenchon, lui-même auteur d’un des blogs politiques les plus lus du Net.

    Les écologistes, eux, avaient créé le buzz en décembre en détournant des vidéos de chatons (qui pullulent sur la Toile) pour en faire une série intitulée « L’abstention fait peur aux chatons ». Ils préparent désormais de petits clips — dont les scénarios sont en cours d’écriture — expliquant le programme de Joly. Un site de soutien à la candidate (www.avecevajoly.fr) va par ailleurs être lancé aujourd’hui pour offrir à ses partisans la possibilité d’envoyer leurs idées de vidéos à réaliser ou des projets de mobilisation. « Contrairement au PS ou à l’UMP, on ne donne pas des choses prémâchées aux militants, notre site fera appel à leur esprit créatif », explique Frédéric Neau, responsable de la campagne numérique d’EELV.

    Marine Le Pen tisse sa toile

    Le FN a toujours accordé beaucoup d’importance à Internet. « Cela nous permet de communiquer avec des gens qui peuvent nous voir tels que nous sommes et pas comme nous décrivent nos adversaires ou les médias », souligne David Rachline, qui supervise la campagne de Marine Le Pen sur les réseaux sociaux. En plus du site officiel du FN, pas moins de 4 sites vont décliner la campagne de la candidate : « Marine Le Pen 2012 », « les Jeunes avec Marine » (sous-titré « Ici la France, les Français parlent aux Français »), « la Toile bleu Marine » et le « Comité bleu Marine ». Objectif : diffuser le programme de la candidate, des argumentaires et dialoguer avec les internautes. Au-delà du FN, de très nombreux sites et blogs d’extrême droite coexistent sur la Toile. « François de souche », en pointe sur les questions d’islam et d’immigration, est des plus actifs.

    Pastiches et spams à l’UMP

    Le Parisien


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